Le président de Be.One interrogé par la police pour ses tweets sur la Palestine !

 Ce mardi 2 avril, le président du parti Be.One, Dyab Abou Jahjah, a été interrogé par la police à la demande du parquet de Bruxelles. En cause : ses prises de position sur les réseaux sociaux par rapport à l’occupation israélienne. Il lui est, entre autres, reproché une publication de soutien à la résistance palestinienne.

Le parti Be.One dénonce avec la plus grande fermeté cette forme d’instrumentalisation de la justice à des fins politiques. En effet, il s’agit ni plus, ni moins, d’une tentative d’intimidation qui, sans le moindre hasard, intervient juste après le dépôt de la liste Be.One pour les élections régionales à Bruxelles côté néerlandophone, liste qui sera tirée par Dyab Abou Jahjah.

 Outre les questions relatives à ses publications, Dyab Abou Jahjah s’est notamment vu interroger sur ses convictions religieuses, s’il « se sentait vraiment Belge » et sur les intentions politiques de Be.One. Les deux premières questions sont d’ordre privé et on imagine difficilement la police oser les poser à un leader politique « belgo-belge », ce qui démontre, une fois de plus, le racisme ambiant qui sévit dans ce pays et que nous entendons combattre.

 Quant aux objectifs politiques de Be.One, ils sont clairement énumérés sur notre site www.beone.be. Parmi ceux-ci, figure l’application du BDS à Bruxelles, c’est-à-dire la mise en place du boycott, du désinvestissement et des sanctions à l’encontre d’Israël. Une position politique qui ne plaît pas à tout le monde, mais qui ne peut en aucun cas être criminalisée par le biais d’un président de parti ou de toute autre personne.