Le libre choix

Notre parti croit en un avenir commun dans lequel nos différences sont respectées et nos similitudes valorisées. Nous voulons construire une société dans laquelle un juge pourra porter un foulard islamique ou une kippa juive, et un officier de police arborer un turban sikh et/ou une barbe. Nous voulons créer une société dans laquelle les citoyens jouissent du libre choix de leurs croyances et de leur tenue vestimentaire. Dans une telle société, aucune femme ne se sentira plus intimidée ou lésée parce qu’elle décide de couvrir entièrement son corps ou de porter une mini-jupe et un haut court. L’espace public doit être un havre pour la diversité et tous les choix doivent être traités avec égalité et respect.

Personne ne devrait se retrouver sans emploi à cause de son apparence ou de ses croyances religieuses, philosophiques, ou de ses convictions politiques. Personne ne devrait être exclu à cause de son genre, de son orientation sexuelle, ou de son mode de vie. La liberté de choix doit devenir la norme dans toute la société. C’est pourquoi nous préconisons :

  • La suppression de toutes les mesures qui limitent le port du foulard islamique, que ce soit dans le secteur public ou privé.
  • La permission de porter des symboles religieux dans n’importe quel contexte et à n’importe quel moment, qu’on soit musulman, chrétien, juif, sikh ou d’une autre religion ou tendance philosophique.
  • L’autorisation de l’abattage halal et casher. Nous nous opposons fermement à toute instrumentalisation de la question du bien-être animal à des fins de stigmatisation de la communauté musulmane, comme c’est le cas actuellement. Pour cette raison, nous prônons un moratoire sur l’interdiction de l’abattage rituel, aussi longtemps que la société ne sera pas prête à mettre fin aux autres pratiques qui engendrent de la souffrance animale (chasse, élevage intensif, gavage des oies, destruction massive des poussins, expérimentation animale dans le cadre de la recherche cosmétique, etc.). Ceci est pour nous un préalable indispensable à toute réouverture du débat sur l’abattage rituel, débat qui ne pourra être mené qu’en y associant les communautés religieuses et des experts scientifiques, à même d’éclairer les discussions sur la réalité – ou non – d’un surcroît de souffrance occasionné par l’abattage rituel, par rapport à l’abattage classique (les scientifiques ayant jusqu’à présent été tenus à l’écart de ce débat, preuve de la tournure plus idéologique que rationnelle que ce dernier a prise jusqu’à présent). Précisons enfin que ce débat devra se tenir dans un cadre respectueux de la Convention européenne des droits de l’homme, qui garantit les libertés religieuses.
  • Une tolérance zéro, qui se traduira par des amendes élevées, pour tout fait de harcèlement, d’intimidation sexuelle, ou toute manifestation d'intolérance, aussi bien dans l’espace public que dans la sphère privée.
  • Un nouveau modèle dans lequel les religions et convictions philosophiques reconnues peuvent s’organiser elles-mêmes à tous les échelons et dans le cadre de l’Etat de droit et de la Constitution. L’Etat doit traiter les religions reconnues de manière égale, et ce dans le respect de leurs diversités internes.
  • La possibilité, pour les élèves de l’enseignement public, d’opter pour un menu végétarien lorsqu’un menu carné est proposé à la cantine.
  • Le rétablissement des 2 h de cours de religion dans l’enseignement officiel.