Bruxelles et les villes

Be.One est un parti résolument urbain, fondé par une génération de citadins aux identités multiples. Qu’ils vivent à Bruxelles, Anvers, Charleroi ou Gand, ces citoyens entendent dépasser les nationalismes, pour établir des connexions entre leur communauté locale et le reste du monde. Agissant tant au niveau local que global, ils veulent également en finir avec certaines pratiques politiques du XXe siècle, devenues obsolètes dans ce qu’elles ont de corrompu et de déconnecté de la réalité. Nous sommes aussi et avant tout le parti de Bruxelles, capitale d'une Europe inclusive et durable, une capitale qui doit devenir celle du peuple et non plus des élites. Bruxelles possède une identité à part entière, distincte de celles de la Flandre et de la Wallonie, et est mue par des dynamiques qui lui sont propres. La Région bruxelloise a le potentiel pour devenir un exemple pour le monde en tant que ville super-diversifiée et durable. C'est pourquoi ses structures doivent fondamentalement changer, afin qu’elle puisse prendre son destin en main. Voilà pourquoi nous voulons :

Au niveau régional

  • L’abolition de la Communauté flamande et de la Fédération Wallonie-Bruxelles et le transfert des compétences (enseignement, formation, culture, etc.) au niveau régional. A Bruxelles, cela implique la suppression de la Cocof, de la VGC et de la Cocom. Leurs compétences et budgets afférents seront confiés à la Région bruxelloise.
  • L’autonomie constitutive pour la Région bruxelloise, au même titre que la Flandre et la Wallonie, afin que ses habitants puissent déterminer en toute autonomie la manière dont ils souhaitent gérer leur région.

Au niveau des villes en général

  • Plus de pouvoirs et de ressources pour les villes en termes de mobilité, de logement, d'éducation, de sécurité, etc.
  • La perception de l’impôt des personnes physiques sur leur lieu de travail. Cette mesure est indispensable pour permettre aux villes en général et à la capitale en particulier d’assumer au mieux leur rôle de centres névralgiques de l’économie. C’est particulièrement vrai pour Bruxelles qui, en plus, assume le rôle de capitale belge et européenne.
  • Lutter contre l’inoccupation des bâtiments publics ou privés et les reconvertir en du logement durable.

Au niveau de Bruxelles en particulier

  • Une réforme radicale des structures bruxelloises, pour plus de démocratie, de transparence et d'efficacité. La politique sera refaite dans des conseils élus transparents et au travers d’une consultation honnête avec les citoyens et la société civile.
  • Dans l’optique de mener des politiques cohérentes et efficaces, opérer un transfert massif de compétences communales (urbanisme, mobilité, etc.) vers la Région. Les communes conservent les compétences dites de proximité (Etat civil, propreté de la voirie, police de proximité, petits espaces verts, animations, etc.).
  • La régionalisation des taxes communales, pour mener à bien ces politiques globales, mais aussi permettre une plus juste redistribution des recettes, basée sur les besoins réels de chaque commune.

A la différence des autres villes du pays, la capitale affronte deux crises majeures : celles de la mobilité et de l’enseignement. C’est pourquoi nous garantirons, au niveau de l’enseignement :

  • Une place pour chaque enfant dans une crèche, une école maternelle, primaire et secondaire de la capitale.
  • Une aide renforcée pour les primo-arrivants qui ne parlent ni le français, ni le néerlandais, ainsi que pour les enfants souffrant d’un handicap léger (pour éviter qu’ils ne soient relégués dans l’enseignement spécialisé, comme c’est trop souvent le cas actuellement). Cela nécessite un encadrement supplémentaire nécessaire au niveau de l’enseignement.
  • Un enseignement multilingue (français, néerlandais, anglais) qui réserve aussi une place aux langues d’origine de beaucoup de jeunes Bruxellois telles que le turc, l’arabe ou le lingala.
  • Grâce à la régionalisation de l’enseignement, Bruxelles aura la possibilité d’offrir un modèle éducatif novateur et adapté à sa nature de ville-région. En concertation avec le monde enseignant, nous proposons de repenser notre enseignement de façon à, d’une part, encourager la mixité socioculturelle et, d’autre part, offrir aux jeunes des infrastructures éducatives de qualité, qui stimulent leur désir d’apprendre. Sur base des avis d’experts de la jeunesse et de travailleurs du secteur, nous souhaitons décentraliser partiellement l’école secondaire, en construisant des centres pédagogiques dédiés à certaines matières. Pour le cours de sciences, par exemple : l’ensemble des élèves bruxellois aurait accès à du matériel d’excellence pour réaliser des expériences en chimie ou en biologie. Idem pour l’apprentissage technologique ou des arts plastiques. Ces infrastructures seraient créées dans différentes communes de la capitale, de façon à encourager la mixité entre jeunes de milieu différents, élément essentiel pour construire une société unie et solidaire. Enfin, ce nouveau modèle éducatif impliquera de repenser l’organisation et la durée des cours, pour favoriser au mieux l’apprentissage de l’enfant.

Au niveau de la mobilité, nous proposons de :

  • Régionaliser Infrabel, pour permettre la mise en service rapide, sans attendre la réalisation complète du réseau, de lignes ou de parties de lignes du RER, en particulier celles se trouvant sur le territoire de la Région bruxelloise.
  • Développer le réseau de bus, trams et métros, ainsi qu’améliorer la fréquence de passage des transports en commun.
  • Instaurer la gratuité des transports en commun en Région bruxelloise.
  • Développer des pistes cyclables sécurisées sur tout le territoire bruxellois.
  • Outre l’impact positif de la régionalisation de l’IPP pour le budget bruxellois, ces mesures pourront être financées par l’instauration de péages urbains aux différentes entrées autoroutières de Bruxelles. Ces péages seront accompagnés de parkings et de lignes de bus permettant de rejoindre rapidement le centre.
  • Favoriser le transport de marchandises par le canal, interdire l’accès des centres aux véhicules lourds et polluants en imposant l’approvisionnement des commerces par des véhicules légers (camionnettes), principalement la nuit.
  • Etendre l’interdiction des vols de nuit au-dessus de Bruxelles de 22 h à 7 h du matin (au lieu de 23 h à 7 h) et veiller à son application stricte.
  • Concernant le survol de Bruxelles, négocier avec la Flandre un plan de dispersion des vols qui tienne compte en priorité des normes de sécurité et de la densité de population des zones survolées.