Justice sociale

Il est évident que la notion d’égalité radicale va de pair avec la lutte contre la pauvreté et la protection des classes moyennes. Le combat contre les inégalités n’est pas seulement une question de justice sociale. C’est aussi le moyen de nous assurer une société plus apaisée. En effet, dans une société inégalitaire, la violence et les tensions entre citoyens aisés et les plus démunis ne peuvent que s’accentuer. En matière de sécurité, comme de santé publique, nous misons en premier lieu sur la prévention, donc sur l’amélioration des conditions de vie. Une telle approche est un bien meilleur gage de sécurité que la réponse uniquement répressive des systèmes inégalitaires.

Nos principales mesures sociales :

  • L’augmentation des allocations sociales, de façon à ce qu’elles dépassent le seuil de pauvreté, ainsi qu’une hausse du salaire minimum, afin de garantir l’attractivité de l’emploi.
  • L’individualisation des droits sociaux, pour supprimer les inégalités liées à l’état civil ou à la cohabitation.
  • La réaffirmation de l’importance du dialogue social entre patronat et syndicats, sans interférence du politique. Nous sommes également favorables à l’implication d’organisations représentant la société civile dans ce dialogue.
  • Une politique de santé publique axée sur la prévention, notamment des accidents de travail, du burn-out et des maladies liées au stress. Une telle politique sera couplée à des mesures d’amélioration de la qualité environnementale, puisque cette dernière a également un impact important sur la santé. La prévention en matière de santé a certes un coût, mais qui sera largement compensé par les économies consécutives à la diminution des accidents et des maladies ciblés.
  • L’inversion de la tendance à la privatisation du secteur de la santé, ainsi que de celui de la sécurité.
  • La construction de logements sociaux, non plus seulement dans les quartiers pauvres, mais aussi et surtout dans les quartiers et communes à haut standing, pour assurer davantage de mixité sociale.
  • Pour les propriétaires de biens en location, un précompte immobilier qui variera en fonction du montant du loyer réclamé. Concrètement, ce dernier serait évalué par rapport à une grille des loyers reprenant les prix indicatifs des biens en fonction de leur état et de leur situation géographique. Si le loyer est inférieur au prix de la grille, le propriétaire bénéficiera d’un bonus fiscal ; s’il est supérieur, son précompte sera augmenté proportionnellement au dépassement pratiqué.
  • L’obligation, pour l’Etat, d’offrir un endroit où dormir à toute personne sans domicile fixe, que ce soit en hiver ou en été et que cette personne soit en situation régulière ou non.
  • Le développement des logements en kit, qui permettent d’installer rapidement des personnes sans-abri dans des bâtiments vides et d’assurer à la fois le confort et la privauté minimum à la dignité humaine.