Politique internationale

Be.One veut placer les questions de politique internationale au cœur du débat politique. Dans un monde régi par la globalisation, la Belgique et l'Union européenne ont un impact majeur sur le devenir de ce monde et vice versa. Notre objectif est celui d’une égalité radicale qui dépasse les frontières. D'énormes inégalités et une injustice immense prévalent encore et toujours sur notre planète. Les jeux de pouvoir géopolitiques, le néo-colonialisme , l'impérialisme, l'ultranationalisme, le sectarisme et le racisme alimentent de nombreux conflits entre les États et au sein de plusieurs d’entre eux, avec de nouvelles et dangereuses courses aux armements. On continue de déstabiliser des régions comme le Moyen-Orient et l'Afrique. Cela se fait par le biais d'interventions militaires, mais aussi d'interférences aux côtés de dictatures et de groupes armés non démocratiques. En ce qui concerne l'U.E., la politique du deux poids deux mesures est monnaie courante. Le capitalisme mondialisé demeure un obstacle à une vie digne pour tous. Les conséquences du changement climatique frappent surtout les plus faibles, qui ont pourtant une moindre responsabilité dans sa survenue et n’ont pas les capacités de s’en protéger. Pour toutes ces raisons, nous défendons :

  • Une attitude cohérente de la Belgique et de l'U.E. en faveur des droits de l'homme, de la paix et du développement durable, sans hypocrisie ni politique de deux poids deux mesures. Nous devons traiter d'égal à égal les autres pays et peuples en paroles et en actes.
  • L’arrêt de toute forme d’ingérence aux côtés des régimes et mouvements non démocratiques. Dans n’importe quel pays du monde, la population doit être libre de choisir ses dirigeants.
  • L’abolition de l’OTAN, couplée à une revalorisation de l’action de l'Organisation des Nations Unies (ONU) dans les relations internationales, ainsi que de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
  • Le respect du droit international, qui devra cependant être revisité pour amoindrir l’importance du Conseil de sécurité dans le règlement des conflits, au profit de l’Assemblée générale de l’ONU.
  • Pour des pays multiculturels tels que la Syrie, l’Irak et la Turquie, nous souhaitons appuyer toute initiative visant à soutenir la paix, la stabilité, la démocratisation et le respect de la souveraineté nationale et des identités multiples.
  • La libération de la Palestine. Nous prônons la mise en place de sanctions économiques et politiques efficaces contre l’Etat israélien et les piliers de son économie nationale. Des mesures prises uniquement contre les entreprises implantées dans les territoires occupés ne sont pas suffisantes. Seul un boycott bien plus large permettra d’exercer la pression nécessaire pour que cesse l'occupation illégale de la Palestine, la construction de nouvelles colonies israéliennes et les violations quotidiennes des droits de l'homme que subissent les Palestiniens. Le boycott d’Israël est encore tabou dans la politique européenne. Pourtant, après l'annexion de la Crimée en 2014, l'U.E. et les États-Unis ont immédiatement imposé des sanctions très dures contre les élites politiques, les banques et les compagnies énergétiques russes. Des sanctions similaires peuvent et doivent être appliquées à l'Etat d'Israël, à ses élites et à ses structures.
  • Tous les accords de coopération entre l'Union européenne et Israël doivent être immédiatement annulés.
  • Le blocus de Gaza doit être immédiatement levé.
  • Nous croyons également au droit au retour de tous les réfugiés palestiniens dans leurs villes et villages, d’où ils ont été ethniquement nettoyés par les sionistes en 1948, 1967 et même après. Par principe, nous soutenons la solution à un Etat, dans lequel Juifs et Palestiniens pourront vivre ensemble pacifiquement et en tant que citoyens égaux. Nous ne voyons aucun avenir pour un État juif ethnocratique qui se maintient grâce à l'apartheid, et encore moins pour un «État palestinien» non viable sur une terre aride jalonnée de colonies israéliennes illégales, ainsi que par un mur de séparation.
  • 1% de notre produit national brut doit être consacré à l’aide au développement. Au niveau des dépenses, nous respectons la volonté et les connaissances des partenaires locaux dans la façon d’utiliser au mieux les ressources qui leur sont allouées.
  • Une solidarité maximale avec les zones et populations atteintes par le changement climatique. Ce soutien devra s'ajouter à l'aide au développement.
  • Be.One considère que les plus de 65 millions de réfugiés qui vivent actuellement aux quatre coins de la planète sont le symptôme d'un monde en détresse. Les causes sont connues : conséquences de la mondialisation néolibérale, sous-développement structurel, guerres interétatiques ou civiles , crises d’ordre humanitaire et écologique, etc. Sans une transformation profonde de l'économie et de la politique mondiale, les migrations forcées vont se multiplier. Cette analyse sous-tend notre vision du sort des réfugiés et de la question migratoire.
  • Les efforts pour les réfugiés en termes de réinstallation et de soutien financier doivent être équitablement répartis en Europe et dans le monde. À l'heure actuelle, les pays européens riches pourraient se montrer beaucoup plus volontaires en la matière. A ce sujet, nous rendons hommage à la générosité de pays tels que la Turquie, le Liban, le Bangladesh et plusieurs autres.
  • Nous sommes favorables à un règlement de la question migratoire au niveau européen, sur base d’un principe de bonus/malus. Chaque pays de l’U.E. devra accueillir un quota de réfugiés prédéfini par la Commission européenne. Les pays qui ne respectent pas leur quota seront sanctionnés financièrement, tandis que ceux qui accueillent une proportion plus importante de réfugiés que celle initialement prévue se verront accorder des aides financières spécifiques.
  • Au niveau belge, nous prônons la suppression des centres fermés et des expulsions de personnes sans-papiers.
  • Après celles de 1999 et 2009, nous sommes favorables à une nouvelle campagne de régularisation collective des sans-papiers, sur base de critères tels que des raisons médicales impérieuses, le danger que représente un retour au pays et un ancrage social durable, notamment grâce au travail.
  • Nous nous opposons à toute forme de criminalisation des migrants et des personnes qui leur viennent en aide.
  • Nous souhaitons octroyer une allocation à toute personne qui héberge un ou plusieurs migrants.
  • Nous voulons annuler la réforme de l’Aide Médicale Urgente qui vise à restreindre l’accès aux soins de santé minimum des personnes en situation irrégulière, ceci tant pour des raisons humanitaires que de santé publique.
  • Nous sommes opposés à toute forme de protection des frontières ou de coopération avec des pays tiers qui compromettent le droit réel de demander l'asile en vertu de la Convention de Genève.
  • La Belgique se doit de respecter l’ensemble des droits de l'homme dans sa politique d'asile.
  • Une politique migratoire plus permissive est un corollaire indiscutable des droits de l'homme. C'est aussi une nécessité pour la Belgique. Nous devons ouvrir plus largement nos portes aux réfugiés et aux migrants, non seulement par solidarité, mais aussi pour affronter le défi du vieillissement de la population et rétablir l’équilibre dans la pyramide des âges, équilibre indispensable à la survie de l’Etat-providence et au payement des pensions de nos futurs retraités.