Europe

Be.One est favorable à l’Union européenne en tant que projet de paix et de coopération. Mais force est de constater que, au fil du temps, le projet européen a été perverti, pour servir en priorité les intérêts des plus nantis et des grandes entreprises. En tant que parti qui défend les classes moyennes et populaires, les PME et les indépendants, nous ne nous retrouvons plus dans l’Europe actuelle. Nous sommes conscients que, pour atteindre l’égalité radicale, notamment dans le domaine socio-économique, il nous faudra passer par une réforme de l’Union européenne, telle qu’elle existe actuellement.

Pour cette raison, nous voulons, en premier lieu, que les peuples européens, les syndicats et la société civile puissent exercer de manière plus large leurs droits démocratiques sur les politiques menées dans la zone euro. Nous souhaitons à la fois une plus grande solidarité entre Etats européens et des politiques budgétaires et macro-économiques qui répondent aux besoins de leurs populations respectives. Nous sommes opposés à la concurrence entre les régions et les travailleurs européens sur la base des différences de salaires, de taxes, ou de normes environnementales.

Au niveau international, nous appelons à une remise en question européenne des politiques néolibérales de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Le libre-échange ne devrait jamais porter atteinte aux normes sociales, environnementales et sanitaires des Etats. Enfin, plutôt que d’accroître les dépenses militaires des Etats membres, l’U.E. doit privilégier la diplomatie active, la prévention des conflits, la confiance et la coopération au développement pour éliminer la méfiance interétatique et contribuer à la stabilité et au développement durable dans le monde. Nous voulons aussi :

Une harmonisation budgétaire et fiscale au niveau européen ...

qui prendrait le contre-pied de la tendance actuelle, puisqu’elle s’effectuerait cette fois-ci « par le haut ». En clair, une telle harmonisation doit permettre de maintenir des services publics de qualité dans les pays où ceux-ci existent et de créer (ou d’améliorer) ceux des pays dans lesquels ces services sont absents (ou de piètre qualité).

La refonte de la politique agricole commune ...

pour mettre fin aux privilèges de l’agriculture industrielle et (re)valoriser l’agriculture écologique et paysanne.

La possibilité, pour la Banque Centrale Européenne, de racheter directement les dettes publiques des Etats ...

Ceci pour ne plus laisser les Etats-membres à la merci des banques et fonds spéculatifs.

Le lancement d’une politique européenne de développement des énergies renouvelables ...

La lutte contre le changement climatique doit devenir un des points les plus cruciaux de la politique européenne et se traduire, en priorité, par la mise en place d’un vaste plan concernant les énergies renouvelables.

La diminution des taux d’intérêt, le rééchelonnement et la restructuration des dettes souveraines ...

contractées pour sauver les banques de la faillite lors de la crise de 2008.

La possibilité, pour les Etats membres, de mener des politiques industrielles pour amorcer la transition écologique de nos économies ...

La règle d’or de la concurrence libre et non faussée prônée jusqu’ici par l’U.E. doit s’incliner devant l’urgence écologique et climatique.

Dans le cas où il nous serait impossible de modifier, dans un avenir proche, les traités qui nous empêchent d’atteindre nos objectifs d’égalité radicale, nous privilégierons la stratégie suivante :


La mise en place de synergies et partenariats avec les villes, régions ou Etats qui sont prêts a opter pour un futur solidaire et durable.

Notre but sera de prouver par l’exemple qu’une autre Europe est possible, malgré les contraintes actuelles, et de rallier à notre cause un nombre croissant de mouvements citoyens pour, à terme, refonder radicalement le projet européen.

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